12 déc. 2006

Souvenirs

Où nous mène le soleil? Loin du temps qui poursuit inlassablement sa route figée.
Le soleil est une boule en déplacement, le temps, une droite immobile.
Après le long chemin de la vie s'étend la douce plénitude de la lumière, quiconque se veut heureux dans la mort aspire à mourir serein.
Il se peut que cela soit un jeu , une fiction délavée qui ne fait d'impression qu'au témoin anonyme d'une transition mal connu. Malgré son sourire les parents le pleurent, ce mort qui poursuit son chemin de vie.
Sentons venir le vent de la diffamation, celle qui touche tout être après sa vie, la critique de ses actions n'ayant plus de répercussions chacun est libre de dire ce qu'il n'avais jamais aimé chez le mort. Et le mort d'en faire autant. Il critique sa vie et il remarque se qu'il n'avait jamais aimé chez lui.
Puis viens le temps de l'oubli guérisseur , pour un temps le mort a droit au repos éternel celui de l'absence, le seul qu'on puisse appeler éternel, aussi éternel que le sera la couverture qui protège son souvenir. Et le mort encore, profite de cette manne des vivants,il s'oublie et deviens l'espace d'un instant éternel.
Ensuite viens le temps du souvenir, le plaisir des actes passés, des attentions révolues, des paroles qui marquaient, et le mort retrouve sa dignité et sa présence bienveillante lavée de toute opprobre, dans le coeur des proches et des manants.
Il revoit ses bienfaits , ses mots consolateurs, ces âmes soulagées, et il est en paix.....
Viens enfin pour lui , le temps de l'évolution, il voyage le long de la voie qu'il a suivi toute sa vie et observe chaque embranchement avant de choisir où s'engager encore une fois.
Nous choisissons selon notre coeur des vies de seigneurs ou d'ordinateurs, des vies passionnelles ou désabusées , des vies d'aventures ou de casaniers, mais nous sommes toujours nos propres maître au-delà du temps , au-delà de tout , nous sommes toujours nous, même, au-delà de rien il ne reste que nous.
Ainsi vogue le corpuscule humain au sein de la frange de perception , il existe un pont entre chaque circonvolution des intrications du multivers.
Demandez moi ce que nous faisons là, je vous dirais: "Nous sommes ce que nous voulons, nous sommes ce que nous créons, nous sommes tel qu'on nous a crée, nous sommes une somme des définitions, une asymptote de la vie, à venir et à passer.
Imaginez un instant c'est frises d'histoire présentent dans nos manuels, imaginez maintenant qu'une de ces frises au lieu de simplement représenter une période de l'histoire , représente toute la vie. Que cette tranche qui va de demain à aujourd'hui puisse être hacher comme la pellicule d'un film a l'arrêt qui nous montrerai tous les instants de la vie bout à bout, chaque seconde se coulant dans l'autre dans un fondu imperceptible et pourtant si tranchant qu'il permettrait de réduire l'instant à la plus petite partie imaginable: celle d'un univers !
Nous sommes les observateurs de cette frise. Nous en sommes les acteurs. Nous sommes ses architectes, ses charpentiers, ses façonniers, nous sommes cette frise.
Arpentons-la un instant pour voir où elle nous mène..............................alors où en êtes vous ?
Vous n'avez pas compris que je m'adressais directement à vous ? Alors recommencez, imaginez puis arpentez aussi loin que vous pouvez. A chaque fois que vous ferez un pas, vous créerez un univers et toute l'histoire de sa vie avec les possibilités infinies qu'elle implique.
A chaque pas que vous ferez ce pas, vous quitterez tous les univers qui se rejoignaient sous votre pied.

Étrange que ce pouvoir de voir, créer et détruire simultanément.


Ici, se cache l'essence de l'homme, dans ce pas créateur, celui du choix franchi.


A ceux qui, comme lui, cherchent la bête qui est en nous, et qui comme lui, sont amoureux de la vie.
Laissez les venir en vous, ils sont ce que vous êtes, et vous aimerons.

Aucun commentaire: