6 déc. 2006

Plagiat de style et essai sous contrainte.

Tu cherches la compassion qu'apporte la femme, sa douceur, sa tendresse, sa sensibilité, son amour profond et premier, tu es triste parce que tu ne sais pas si tu la trouveras un jour, cette femme qui pourra t'offrir ces sentiments.
Il pense qu'il est seul , les gens autour de lui marchent mais ne se voient pas , il est le seul à les voir, et eux ne voient rien .
Tu cherches cette femme lascive et sensuelle, féroce et perverse, violente et passionnée, cette femme qui te ferais oublier la femme que tu cherche. Elle te dis qu'elle est exactement cela, que tu dois la croire sinon elle s'en ira. Elle te dit que tu es un idiot que tu ne sais rien des femmes et que ce que tu répètes tu l'as entendu quelque part, mais que ce n'est pas vrai. Tu lui dis qu'elle doit avoir raison, tu lui dis que tu lui passe tout ses caprices parce que tu crains qu'elle se mettent en colère et qu'elle s'en aille ou alors tu crains qu'elle se jettent encore une fois sur toi pour te vider de ta substance, boire ton âme et te rejeter comme le sachet de thé qui pend encore sur la tasse près de ton genou poser sur la table basse.
Il se dit que de toute façon c'est encore une histoire ratée, que les femmes sont des histoires ratées, ou que se sont les histoires de femmes qui sont ratées. Il se demande pourquoi il se met dans de tels états pour une femme, lui qui n'aime pas, qui est incapable d'aimer, il se trompe, ce n'est pas du thé, c'est une infusion de tisane, il sent encore son parfum qui monte, subtil, de la tasse froide. Il se souvient qu'elle l'a bue presque d'un trait quand elle est arrivée trempée sortant du dehors, il voulait rentrer dans le couloir pour la prendre dans ses bras mais il n'avais pas eu le temps, elle l'avais poussé sur le coté pour sortir dedans aussi vite qu'elle le pouvais.
Elle te dit que tu ne l'écoute pas, que tu es en train de rêver d'une autre femme. Tu lui réponds que c'est vrai , tu rêve d'une femme qui est rentré chez toi comme une furie de la mer, les cheveux collés au front comme des algues, la peau gonflée d'humidité et blanchie par le froid. Elle ressemblai à ces démons des anciennes mythologies, ces sirènes sorcières qui attiraient les hommes dans leurs filets pour s'assouvir de leurs corps avant de les savourer. Elle dis que c'est toi qui l'as attirer dans tes filets.
Non, c'est elle qui est venu t'attraper dans le port où tu pensais être a l'abri de son pouvoir.
Elle ri de ta bêtise, de ta naïveté et de ta manie de raconter des histoires pour expliquer les autres.
Tu ris avec elle, mais tu ne comprends pas pourquoi tu ris, tu sais qu'elle a quelque chose de plus que les autres femmes. Tu le lui dis, elle ri encore, elle te caresse le visage, tu ne veux pas recommencer ? Tu lui demande recommencer quoi. Elle ri et te dis que vraiment tu es presque aussi naïf qu'un enfant, tu rougis. Elle parle de s'assouvir de ton corps bien sur et de répandre ses filets sur ton âme.
Il marche dans la rue, les gens le voient , mais il ne voit rien, il a les yeux fermés, il marche très lentement pour laisser aux autres le temps de voir qu'il ne vois rien.
Il est dans son rêve, personne ne peut l'en sortir sauf elle, mais il ne sait pas si elle existe ou s'il l'a simplement construite pour se soulager, il erre dans la foule et là où il passe le sol est mouillé, les gens ne le voient pas, lui non plus ne le voit pas , mais il sait que le sol est mouillé, il a l'odeur de la femme, cette femme sirène qui lui a pris son âme. Maintenant, il ne peut plus aimer parce qu'il n'a plus d'âme, il est une coquille vide, dans laquelle son esprit tourne en rond.
Il est mort, les gens passent au travers de son image, il les sent, ils ont une odeur aussi, celle de la vie, celle de l'amour de l'âme.
Tu cries aussi fort que tu peux pour que tout le monde te regarde, les gens se retournent et observent cet étrange pigeon qui déploie ses ailes comme un aigle et qui s'agite sans s'envoler.
Il est jaloux de se pigeon que les gens voient et qu'il ne veut pas voir. Ce pigeon, c'est son âme qui se débat dans les filets de la sorcière, et qui ne pourra plus jamais voler.
Alors tu t'approche du pigeon, jusqu'à le caresser et tu lui murmure dans un souffle : tu as perdu.

2 commentaires:

Link de Nova a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Link de Nova a dit…

Lorsqu'une femme s'engage à vous aimer, il ne faut pas toujours la croire. Mais quand elle s'engage à ne plus vous aimer, eh bien ! il ne faut pas trop la croire non plus.

Edouard Boudet extrait de la prisonniere